Sale temps pour les directeurs d'hôpital.
Article du journal « Le Quotidien du Médecin », Mardi 27 mai 2008.
http://www.quotimed.com/recherche/index.cfmfuseaction=viewArticle&DArtIdx=41142
L’inquiétude grandit chez les directeurs devant « la valse des directeurs généraux de CHU ».
Ces derniers vivent assez mal les critiques en provenance du ministère de la Santé. «Tous ceux qui ont critiqué l'insuffisance budgétaire ou la logique perverse de la tarification à l'activité se sont fait taper sur les doigts», affirme un directeur d'hôpital.
Les directeurs mettent en avant le fait que s’ils sont bien les seuls responsables des déficits, ils ne sont néanmoins pas seuls à agir. Les élus locaux interviennent et s’opposent aux restructurations conduisant à des suppressions d’effectif.
Un autre frein est clairement identifié : le corps médical. Le management hospitalier peine à réformer du fait des rigidités à l'intérieur des pôles. Christian Gatard, responsable de la branche cadres hospitaliers à FO-Santé, affirme que «les médecins ont encore le pouvoir de faire tomber un directeur ».
Angel Piquemal, président de la Conférence des directeurs de centres hospitaliers, affirme: «Il nous faut des actes forts pour nous soutenir. Les divergences de vue entre le corps médical, les élus locaux et les directeurs engendrent beaucoup de problèmes. Le fait que des EPRD soient refusés par les instances internes prouve que nous avons du mal à rassembler et à convaincre. Si l'EPRD est refusé, l'hôpital aura des crédits limités. Et ce sera encore plus compliqué pour le directeur de faire respecter les grands équilibres financiers.»
Par Emmanuelle.

